WC suspendus, il était temps…

Depuis quelques années, je rénove notre maison. Un des chantier qui me reste, les WC. Ils sont dans leur jus, avec un charmant carrelage jaune. La cuvette n’est pas terrible et l’évacuation hasardeuse. Bref, il est temps de s’en débarrasser. Comme toujours, en rénovation, les choses peuvent être un peu plus compliquées que prévu.

Oh, que c’est beau !

Démolition, ça c’est facile et ça va assez vite.

Le radiateur est vidangé et déposé. Il sera décapé et repeint.

On continue à supprimer l’ancienne faience.

Les murs sont repris au plâtre et ensuite à l’enduit.

Le bati support et positionné pour prendre les mesures et vérifier les éventuels problèmes.

Et voilà, on arrive dans les imprévus, l’alimentation en eau de l’ancien WC arrive pile contre le pied du bati. A l’époque, ils faisaient courir les tuyaux dans la chape., mais où ? Si je perçe le tuyau j’ai gagné ma journée et des ennuis à répétition (même si j’ai tout ce qu’il faut pour réparer).

Je prends le plan B, on vire la chape et on repasse un nouveau tuyau.

Ah ah, il passait juste sous un des boulons du pied. si j’avais percé, il n’aurait pas fallu aller trop bas.

Régréage du sol. Surtout pour les pieds du bati. Sur le reste, je vais faire une chape sèche fermacell qui va rattraper les éventuels écarts de niveau.

Le nouveau lave main prend place pour être sûr des passages de tuyaux. Soit je fais un passage encastré mais ce n’est pas très conforme au DTU, soit je fais en apparent mais l’évacuation est haute, ça va vraiment se voir 🙁

Option 1, tant pis pour le DTU. Je fais une petite saignée dans la brique platrière pour passer l’évacuation en 32 et l’arrivée d’eau.

Cintrage et présentation des tuyaux au programme. Je révise le cintrage et regardant les excellentes vidéos de Laurent (LJVS). Et j’essaye du mieux possible de faire du bon boulot. Quand on est un bricolo du dimanche, c’est surtout l’expérience qui nous manque.

On continue le cintrage dans tous les sens pour arriver à rattraper l’ancien tuyau qui passe contre ce mur.

Voilà, tout passe. Maintenant il faut braser tout ça.

ça prend forme, on peut même tester l’évacuation après l’installation de la selle pour le lave main.

On rebouche la saignée

Le placo posé, on s’occupe de la chape sèche.

Avec les plaques, c’est mieux, reste à carreler tout ça.

Voilà c’est fait. Je n’ai pas vu un défaut sur un des carreaux mural. Je le remplacerai un peu plus tard.

Je fais une tablette en sapin sur le haut du chassis

ça marche, et sans fuite :-p

Le radiateur est repeint et reposé.

La porte est préparée puis repeinte.

J’installe un cache pour les tuyaux horizontaux. Je le prolongerai plus tard pour la colonne de chauffage.

Voilà, c’est terminé. Parfait, non, mieux qu’avant, certainement !

Peugeot 308, c’est l’heure de la maintenance

La voiture nécessite 2 grosses opérations de maintenance: le remplacement des courroies de distribution et d’accessoires et les silentblocs de train arrière (ils commencent à être fatigués et ont été signalés par le contrôle technique). La courroie, opération réputée difficile et risquée est en réalité assez simple. C’est long, surtout quand on le fait pour la première fois (~5h).

Il faudra la revue technique automobile et un bon coffret de clés ainsi qu’une ou des clés dynamométriques.

On démonte comme préconisé dans la documentation les différents carters, l’alimentation en carburant, la roue droite, le grade boue… Et l’on accède enfin aux courroies, on commence par déposer celle des accessoires puis celle de la distribution. La première n’étant pas calée, elle est facile à changer, seul le tendeur est un peu dur à positionner sans l’outil spécialisé mais on y arrive assez bien avec une pince étau.

Une fois la courroie d’accessoires déposée, ont voit le bas du carter de celle de distribution. Tiens, des traces d’huile… ce n’est pas normal…

J’ai pensé qu’il s’agissait du joint spi du vilbrequin mais non, c’est un des boulons de la pompe à huile qui n’est pas assez serré.

Après serrage et nettoyage, il n’y aura plus de trace de fuite.

Revenons à notre courroie, carters déposés, elle est maintenant accessible.

On va « piger » les différentes poulies pour ne rien décaler et on va en plus marquer au feutre blanc la courroie et sa position sur les poulies. Ceinture et bretelles, ça ne fait pas de mal.

Les piges, de simples forêts.

La pompe à eau est aussi remplacée.

La nouvelle courroie est mise en place après changement des galets.

On peut tout remonter. Le moteur marche très bien et le ralenti semble plus « stable » qu’avant le remplacement. Peut-être que c’est dû au rattrapage des jeux avec les tendeurs neufs et les courroies neuves. Avec un peu de patience, on y arrive ! Vu la durée de l’opération, on comprends mieux la facture quand on le fait faire par un professionnel.

Ensuite les silents blocs arrière. Là, c’est plus compliqué. Normalement il faudrait déposer le train arrière et disposer d’un outil spécial pour extraire les anciens silents blocs. En cherchant sur internet, je tombe sur un forum russe où ils font l’opération sans dépose du train. Ca a l’air possible. Un peu de courage et hop c’est parti.

Je cale le pont ayant peur que le retrait de l’axe entraîne ça chute. Il n’en est rien, il est tenu par la suspension et ne bouge quasiment pas.

Un fois le support extrait, on voit bien le silent bloc. Il dispose d’une collerette en plastique qui empêche l’utilisation d’extracteurs classiques, sauf si on la supprime avec un vieux ciseau à bois.

Elle ne gène plus l’extraction avec des cloches classiques.

Finalement c’était le plus facile. Je vais galérer à remettre les nouveaux dans l’axe. Ils sont compressés dans leur logement. Je m’aide des cloches et d’eau savonneuse. Dur, dur mais je fini par y arriver après quelques jurons.

Et voilà, tout beau tout neuf. Les deux côtés sont faits. L’opération est assez coûteuse chez un garagiste alors que la pièce ne coûte qu’une quinzaine d’euros, mais là encore il y a pas mal de main d’oeuvre, surtout si l’on respecte les consignes de dépose du train.

Les maintenances prévues sont terminées, jusqu’à la prochaine…

Les jupes qui volent à vélo, c’est fini

A vélo, ma femme se plaint souvent que sa jupe remonte tout le temps, particulièrement quand il y a du vent.

Voici comment résoudre le problème en quelques minutes avec une imprimante 3D. Je cherche dans mon atelier et je tombe sur 2 aimants assez puissants 10x5mm. On va coincer la jupe entre les 2 aimants et la rabattre sous l’avant de la selle.

A l’aide de Freecad, je dessine rapidement 3 pièces qui seront imprimées en ABS quelques minutes plus tard.

Deux pièces accueillent les aimants tandis que la troisième vient se clipser sur le rail de selle. Un élastique retient le bloc d’aimants près de la selle.

Quand on monte sur le vélo il suffit de coincer le bas de la jupe entre les 2 aimants pour l’empêcher de se soulever. Tout simple 😉

En cas de chute, la jupe et libérée immédiatement et l’on ne risque pas d’aggraver l’incident.

Si ça vous dit d’essayer, les fichiers sont disponibles sur thingiverse.

Pour ceux qui n’ont pas d’imprimante 3D, il existe une astuce toute simple découverte sur twitter !

Avec la vidéo d’explication. Génial !

Peugeot 308 – Pour un écrou mal serré…

Le problème ne vient donc à priori pas du train roulant mais plutôt de la motorisation. Une rapide recherche sur le net m’oriente vers un problème de boite de vitesse. De nombreux véhicules PSA ( Peugeot ou Citroën ) souffrent d’un défaut de 5° sur les boites manuelles BE4/5. A priori un écrou insuffisamment serré en usine provoque des vibrations puis une détérioration de la boîte.

Vidéo du phénomène

Depuis quelques temps nous avons des vibrations dans notre 308 SW uniquement en 5° à l’accélération. C’est assez pénible, ça fait trembler la console et le levier de vitesse. Si on lâche la pédale d’accélérateur, les vibrations cessent.

Le problème ne vient donc à priori pas du train roulant mais plutôt de la motorisation. Une rapide recherche sur le net m’oriente vers un problème de boite de vitesse. De nombreux véhicules PSA ( Peugeot ou Citroën ) souffrent d’un défaut de 5° sur les boites manuelles BE4/5. A priori un écrou insuffisamment serré en usine provoque des vibrations puis une détérioration de la boîte.

Comme la 5° a été « ajoutée » sur une boîte 4, elle est extérieure au carter principal de la boîte de vitesse. Tant mieux, l’accessibilité ne sera que plus facile. Il suffit de démonter la roue avant côté conducteur et de retirer le garde boue de l’aile pour accéder au carter de 5°.

Avant de le démonter, il faut prendre soin de vidanger la boîte.

En démontant, tout semble normal sauf qu’en bas du carter, je tombe sur 4 dents en acier 🙁

Je décide alors de déposer complètement le pignon de 5° et sa synchro.

Le phénomène de l’écrou mal serré se confirme. Le matage de l’écrou sur l’arbre l’empêche de se desserrer pourtant, une fois le matage retiré à l’aide d’un petit burin, l’écrou se défait sans aucun effort ! Son faible serrage explique l’apparition des vibrations et le début de destruction de la boite. C’est quand même surprenant comme problème.

La synchro

Je commande donc des pièces de remplacement neuves: Une synchro de 5°, un jeu de pignon et la bague associée. Il est préférable de changer les 2 pignons et de toute façon on ne peut pas les commander séparément.

Le petit pignon

Nouvelle difficulté: le petit pignon est monté dur (à la presse ou avec du loctite) impossible de le sortir en faisant levier. Je tente un extracteur à griffe mais il est trop près du carter. Impossible de l’attraper.

Il va donc falloir trouver une autre méthode un peu moins douce: Fabriquer un extracteur et le souder sur le pignon. Le pignon étant trempé, c’est impossible à percer. Seule la soudure à l’arc est envisageable.

Je protège la zone avec un linge humide pour éviter d’abîmer les soufflets de cardan ou autre organe avec les projections de soudure.

L’extracteur est soudé. Ce n’est pas super propre mais bon… l’essentiel c’est qu’il fasse son boulot.

Le pignon sort du premier coup. Parfait

Les nouvelles pièces sont commandées sur https://www.eurofrance.pl/

L’ensemble est remonté, le petit pignon est rentré avec un peu de graisse en tapotant dessus avec un marteau et une grosse douille. Le matage est réalisé avec un petit burin. J’en profite pour mettre du frein filet fort (rouge).

Après un essai routier, la réussite est confirmée, plus aucune vibration et une boîte beaucoup plus douce !

L’opération n’est pas très complexe à réaliser, il faut un bon jeu de cliquets, quelques rallonges pour faciliter l’accès.

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  • Une douille de 28mm 12 pans ici sur Amazon
  • Une barre de force ici sur Amazon
  • Et bien sûr n’importe quel poste à souder à l’arc fera l’affaire
  • La revue technique du véhicule aide bien aussi